Le radis n’est pas radin

Le radis, qu’il soit rouge, noir ou blanc (daikon) est un légume croquant, rafraîchissant et légèrement piquant. Ses feuilles sont aussi comestibles. Comme la plupart des crucifères, il contient des antioxydants et des composés bioactifs qui protègeraient contre certains cancers.

 

Les bienfaits du radis

Plusieurs études épidémiologiques ont démontré qu’une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires29, de certains cancers30 et d’autres maladies chroniques1,2,31. La présence d’antioxydants dans les légumes et les fruits pourrait jouer un rôle dans cette protection.

  • Cancer. Plusieurs études ont démontré que la consommation régulière de légumes de la famille des crucifères (par exemple le radis, le navet, le chou-rave, le chou, le chou-fleur, le brocoli) pourrait prévenir certains cancers, tels que ceux du poumon, des ovaires et des reins (pour la femme)3-5.
  • composés actifs contenus dans le radis blanc (les isothiocyanates) ont démontré in vitro des propriétés antimutagènes, qui auraient un rôle à jouer dans la prévention du cancer22. Plusieurs antioxydants contenus dans le radis, notamment les anthocyanines et le kaempferol, apporteraient une protection contre le cancer en diminuant la formation de tumeurs chez l’animal et la croissance des cellules cancéreuses in vitro13,15. Des chercheurs ont également démontré que les antioxydants du radis noir avaient un effet sur les lipides des cellules intestinales et contribueraient à la prévention du cancer du côlon11.
  • Santé cardiovasculaire. Une consommation quotidienne de légumes crucifères serait associée à une plus faible concentration sanguine d’homocystéine6, ce qui diminuerait les risques de maladies cardiovasculaires7. Une étude chez l’animal a indiqué que des composés issus du radis blanc (les isothiocyanates) diminuaient la croissance de cellules vasculaires, dont le surdéveloppement est associé à certaines maladies cardiovasculaires23. Certains antioxydants du radis pourraient diminuer le cholestérol,les triglycérides ainsi que le glucose sanguins etprotègeraient également contre l’oxydation des lipides sanguins chez l’animal10,16.
  • Système digestif. Plusieurs études chez l’animal ont démontré que la racine et les feuilles de radis contenaient des substances pouvant accentuer la motilité intestinale24-27.
  • Mémoire. Une étude menée chez des femmes âgées a conclut que la consommation de crucifères ralentirait le déclin cognitif8.

Que contient le radis ?

Antioxydants

Le radis renferme différents types d’antioxydants, des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres et préviendraient le développement de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement9.

Le radis rouge contient des anthocyanines, principalement des pelargodinines12, tandis que le radis blanc renferme du kaempferol (un flavonol)14. Les différentes variétés de radis contiennent aussi de la peroxydase, une enzyme antioxydante. Ces composés ont démontré in vitro et chez l’animal des effets prometteurs pour la prévention du cancer11,13,15,16 mais d’autres études sont cependant nécessaires pour déterminer si les effets seraient similaires chez l’humain.

Glucosinolates

Comme la majorité des légumes crucifères, le radis renferme des glucosinolates. Les glucosinolates du radis ont la capacité de se transformer en molécules actives (des isothiocyanates) lorsque l’aliment qui en contient est haché, mastiqué ou au contact de la flore bactérienne intestinale19,21. La cuisson des légumes crucifères entraîne cependant une perte de glucosinolates dans l’eau de cuisson.

Le radis noir renfermerait de deux à cinq fois plus de glucosinolates que certaines variétés de radis rouges ou blancs17. Plusieurs de ces molécules contribueraient à limiter le développement de certains cancers18-20. D’autres études doivent cependant être menées afin de vérifier si ces propriétés s’appliquent à l’humain.

Méthylisogermabullone

Des chercheurs ont identifié un composé présent dans la racine du radis, le méthylisogermabullone, qui aurait la propriété d’accentuer la motilité intestinale chez l’animal27. Ces travaux pourraient expliquer l’emploi du radis en médecine traditionnelle, pour stimuler le système digestif et favoriser l’élimination intestinale. D’autres études chez l’humain sont cependant nécessaires pour approfondir cette question.

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